Je craque pour le cognassier, fruitier aux nombreuses propriétés

Dernière mise à jour : 25 avr.

Le cognassier, malgré son nom un peu barbare, et l’un de mes petits arbres préférés ! J’adore son feuillage vert pâle et ses petites fleurs roses qui rappellent celles des cerisiers japonais. J’ai vu grandir celui de la Villa, au bord de la terrasse. Il m’apporte aujourd’hui de l’ombre et de la fraicheur pour travailler dehors en été. Je me suis donc un peu plus intéressée à ce beau fruitier.

La légende autour du coing

Bourgeon de fleur du cognassier
floraison du cognassier mi-avril

Son fruit n’est somme toute pas très joli, mais les histoires qui l’entourent sont assez romantiques. Chez les Grecs anciens, son fruit, le coing, faisait partie de la liste de cadeaux « rituels » lors des mariages. Pâris en aurait offert un à Aphrodite, et il est donc devenu sacré. Selon Plutarque, la mariée grecque en grignotait un pour parfumer son baiser avant d'entrer dans la chambre nuptiale, « afin que le premier salut ne soit ni désagréable ni déplaisant ». Étrange quand on sait que ce fruit amer, à l’instar des olives, ne se mange pas tel quel…!

Les propriétés du cognassier

Originaire des régions du Caucase et du nord de l’Iran, on l’appelle aussi cydonia, pomme d'or ou poire de Cydonie. Cet arbre fruitier ne dépasse pas les 6 mètres de haut et les 3 mètres de large, même à sa taille adulte.

Il se plait bien dans notre région des Hauts-de-France, car il résiste à des températures allant jusqu’à 25 en dessous de zéro, mais le plus gros pays producteur est la Turquie avec 135 500 tonnes de fruits par an !

Sa floraison est magnifique. Elle ne commence qu’au cours de sa quatrième ou cinquième année de maturité et les premières fleurs apparaissent en avril. Quant aux fruits, ils se récoltent entre septembre et novembre. Leur aspect est un mélange entre une poire et une pomme. De couleur jaune plutôt vif, leur peau est légèrement duveteuse.

Les bienfaits du coing

Pas très glamour, mais très utile, le coing aurait une action bénéfique et protectrice des intestins… ! En effet, ce fruit contient une quantité très importante de fibres. Et c’est bien connu, une alimentation riche en fibres favorise le bon fonctionnement du transit intestinal. On retrouve principalement la pectine, celle qui sert à la composition des sucreries végétales comme les délicieuses pâtes de fruits. Le coing est riche en antioxydant et en vitamines C, et comme il n’est pas très sucré, c’est un bon allié contre l’hyperglycémie. Il contribuerait également à prévenir le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’obésité.

Le coing dans la cuisine

Un seul arbre peut produire entre 100 et 400 kg de fruits par an ! Autant vous dire qu’il y a de quoi faire !

Le fruits se consomme uniquement cuit ; c'est la cuisson qui casse son amertume et qui va lui donner un goût délicat. On le retrouve souvent en compote, en confiture, ou dans des préparations sucrées, mais c'est un fruit d'hiver qui s'invite aussi dans des préparations salées.

En Grèce, le coing était surtout utilisé pour concocter de la confiture et des gelées. Le mot « marmelade » (que de bons souvenirs des échanges scolaires…!) provient même du terme grec « marmelada », qui signifie « confiture de coing ». C’est grâce à la pectine qui joue le rôle d’épaississant. En version salée, il se marie parfaitement avec le potiron, dans une tarte par exemple, ou en tajine, avec des émincées de soja fumé. On fait aussi de l’eau-de-vie de coing (comme d’à peu près tout d’ailleurs !).


Bonus : la compote de coing à la vanille de Madagascar, testée et approuvée !

(Pour 4 portions de compote, donc, logiquement, 4 personnes)

Vous aurez besoin de :

- 6 coings bien mûrs

- 4 cuillères à soupe de sucre roux

- 1 gousse de vanille de Madagascar

- 1 cuillère à café de cannelle

- 1 pincée de fleur de sel


1. La préparation des coings

Lavez et épluchez les fruits. Coupez-les en quatre afin de retirer les pépins et les cœurs.

Coupez-les ensuite en gros morceaux carrés.

2. La première cuisson

Mettez les morceaux de coing dans un fait-tout et recouvrez-les d’eau. Faites cuire jusqu’à ébullition puis couvrez. Laissez mijoter à feu doux pendant 30 à 35 minutes.

3. La préparation

Égouttez les morceaux de fruit et gardez un peu d’eau de cuisson dans le fait-tout. Remettez les coings dans l’eau. Ajoutez le sucre roux, la pincée de fleur de sel et la cannelle. Récupérez les graines d’une gousse de vanille de Madagascar et ajoutez-les aux fruits.

4. La deuxième cuisson

Laissez cuire la préparation environ 10 minutes à couvert en mélangeant régulièrement et en écrasant petit à petit avec une fourchette pour conserver quelques morceaux.

5. La dégustation

La compote est encore meilleure tiède ou accompagnée d’un biscuit à la cannelle. Vous pouvez aussi varier la recette en y ajoutant quelques pommes si vous en avez encore de l’hiver dernier.


Vous l’adorerez au goûter après une journée de randonnée en baie de Somme ! Bonne dégustation !

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